Concerto pour poutres et chaînes (1972)
Régis Pelletier

Poutres d’acier en H et chaînes.
Le métal est actuellement peint en deux tons de vert et en orange pâle alors qu’à l’origine, elle était peinte en trois tons de dégradé de vert

Il est important que noter que le titre de l’oeuvre n’est pas celui que l’artiste avait en tête. Mais Guy Robert, ayant traité de l’oeuvre dans son ouvrage Art actuel au Québec et ayant malencontreusement égaré le titre original de l’oeuvre, lui attribua au dernier instant ce titre que l’auteur a trouvé fort approprié et substitué au titre qu’il avait donné à sa sculpture.

La technique de l’assemblage qui régit la démarche générale du sculpteur est une technique très prisée des sculpteurs du xxe siècle. D’ailleurs de nombreuses sculptures monumentales à Longueuil procèdent de cette technique qui permettait une grande liberté d’expression.

On peut ici parler de variation sur un même thème, et même de crescendo, puisque l’oeuvre s’élabore à partir de ce simple croisement de deux poutres d’acier. Les poutres font office de notes et les chaînes, des lignes de la portée. Le titre imaginé par Guy Robert n’était donc pas si mal trouvé !

Photo Michel Pratt

Régis Pelletier

Résidant de Saint-Faustin, Régis Pelletier est natif de Causapscal. Bachelier de l’UQÀM, diplômé en fonderie de l’École des métiers de l’Est, il travaille en atelier et participe à de nombreuses expositions depuis 1975.

Dans le catalogue de l’exposition Présent, Laurentide, présentée à Saint-Jérôme en 1992, on peut lire que conscient de l’importance du lien entre travail, coûts des matériaux et échanges d’expériences que favorise la sculpture, l’artiste n’hésite pas à partager avec d’autres artistes : ateliers, matériaux et outillages (...). Dans ses sculptures, il est fasciné par la lumière et la transparence des résines polyester, par la richesse du bronze, de l’aluminium, du bois et de l’acier, tournés, fabriqués, usinés, soudés, etc... Tout ce qui touche la technique en art l’intéresse.

Photo Michel Pratt