Aimant de nuit (1972)
Daniel Gagné

Acier peint à l’origine, en blanc et en rouge. Présentement, l’oeuvre est recouverte d’une couche de peinture bleue.
Hauteur approximative : 3,5 m.

L’oeuvre a été réalisée au cours de l’été 1972 lors d’un symposium de sculpture au parc alors nommé Duvernay.

Il s’agit ici d’une abstraction géométrique qui, à la manière du rocher de Sisyphe, semble sur le point de rouler au bas de la pente. Ce positionnement d’apparence précaire crée une forte tension. Question d’équilibrer l’ensemble tout en répondant à un souci de stabilité, la sculpture donne l’impression de chercher son centre de gravité.

Mais l’Aimant de nuit, tourné vers le ciel, semble en quelque sorte attiré par les étoiles. À cet égard, le déséquilibre viendrait plutôt du haut comme dans un mouvement d’aspiration, d’arraché, de déracinement. On comprend dès lors que loin de rouler au bas de la pente, l’oeuvre risque de ... s’envoler.

Photo Michel Pratt

Daniel Gagné est un Longueuillois d’origine dont le grand-père maternel, Joseph Adjutor Ménard, fut le fondateur du journal Le Goglu qui parut à Longueuil en 1946-1947.

Étudiant au Cégep du Vieux-Montréal au moment du symposium, il poursuit ses études en design de l’environnement, mais, en 1977, il change radicalement d’orientation et se tourne vers les études bibliques.

C’est ainsi qu’il entreprend un baccalauréat en théologie, puis une maîtrise au Séminaire de théologie de Québec, en 1996. Il est présentement pasteur à l’Église baptiste évangélique de Saint-Bruno.
Il s’adonne encore, à temps perdu, à la peinture figurative !

Photo Michel Pratt







© Société historique et culturelle du Marigot