Sans titre (1972)
Michel Pedneault

Acier non peint à l’origine, peint en bleu actuellement. L’artiste voulait que la sculpture soit laissée au métal pour en conserver l’effet naturel d’oxydation. Ce sont les autorités municipales qui décidèrent de la faire peindre pour freiner la dégradation causée par la corrosion.
Approximativement 1 m de large par 4 de haut.

Cette oeuvre fut réalisée au cours d’un symposium de sculpture tenu au parc Fernand-Bouffard (le parc Duvernay d’alors), à l’été de 1972.

C.-P. Gauthier, organisateur du symposium, décrivait cette oeuvre comme un totem japonais, en raison des coins retroussés des éléments horizontaux qui rappellent la forme du toit des pagodes.

Cet empilement de formes, dont la courbure contredit la rigidité du matériau utilisé, anime le centre de cette pièce à caractère monolithique. Une tension se crée également au centre de la pièce où les formes semblent comprimées entre les deux tronçons d’une volumineuse poutre verticale, forme géométrique primaire manifestant la facture minimaliste l’ensemble.

Photo Mona Godbout
Photo Jean Laramée
Michel Pedneault est un peintre montréalais, doublé d’un sculpteur, qui est surtout connu pour sa participation au groupe d’intervention picturale P. D. G. qui connut son heure de gloire à Montréal au cours des années 70 et 80. Ce groupe P. D. G., ce sont P(edneault), D(esautels) et G(audrault), trois artistes qui ont pris l’habitude, selon la journaliste Jocelyne Lepage, de peindre à trois mains comme un seul homme, ou comme des musiciens qui font un jam session.

On a pu les voir souvent à l’oeuvre aux Foufounes électriques.

Pedneault participa ainsi avec ses complices, et même un Armand Vaillancourt recyclé en peintre, à divers happenings dont l’un, à New York, au Danceteria, a valu aux participants une certaine notoriété.

Photo Mona Godbout







© Société historique et culturelle du Marigot