Croix de chemin

Au 106 de la rue Benoît, à l’angle de la rue Grant, s’élève une croix de granit d’un peu moins de 5 mètres sur laquelle est fixé un christ en aluminium, importé d’Italie.

C’est en août 1952 que Léon Proulx, 47 ans, père de 8 enfants, un homme pieux et très réservé, meunier de son état, élève cette croix de chemin imposante. Quatre ans plus tard, le 16 septembre 1956, Mgr Coderre, évêque du diocèse, vient bénir la croix.

Devant une foule de plus de 500 fidèles, la croix de Léon comme on la nomme familièrement, entre dans le patrimoine sacré de la cité de Jacques-Cartier. Tous ignorent la raison pour laquelle cet homme peu fortuné, paya la somme de 900 $, en 1952 (!), pour faire ériger cette croix. Même ses enfants ignorèrent le secret de Léon Proulx. Il remerciait ainsi le ciel, semble-t-il, pour une faveur obtenue.

Pendant de nombreuses années, la croix de Léon Proulx servit de reposoir lors de l’incontournable procession de la Fête-Dieu.

L’art sacré n’attire plus les regards et, aujourd’hui, la croix de Léon est devenue un objet de curiosité, témoin moderne de la foi immuable de nos pères.

Photo Michel Pratt
Collection Société Historique et Culturelle du Marigot
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