Équilibre (1997)
Loly Darcel

Sur une base de béton s’ancre un socle en acier inoxydable dépoli satiné.
Une boîte lumineuse de près de 6 mètres de haut par un mètre s’insère dans le socle. L’image photographique en couleurs, perçue à l’avant et à l’arrière de cette boîte lumineuse, représente un arbre et elle est éclairée en permanence. De chaque côté de la boîte lumineuse, vers le bas, sont perforés de petits trous inscrits dans un cercle. Ils servent de haut-parleurs et laissent entendre le chant des oiseaux de la région. Ce dispositif fonctionne comme une horloge : le chant des oiseaux vient ponctuer les heures et se fait entendre à chaque fois pendant deux minutes.

Voici de quelle manière l’artiste explique sa démarche :

Ce projet suggère l’obélisque (...). Par sa qualité lumineuse, cette forme peut aussi être perçue comme un flambeau.

J’ai choisi de représenter un arbre pour le contraste qu’il offre en tant que matière vivante face aux matériaux du portail. Ce choix s’est aussi fait parce que malgré ce contraste, des rapprochements peuvent être établis entre les mécanismes de la botanique et ceux de l’industrie et des technologies. Mais encore, l’enracinement et la croissance que l’arbre évoque se retrouvent comme qualités nécessaires à la réussite industrielle. Par contre, l’équilibre entre le monde vivant et celui de l’industrie et des technologies est fragile. Le projet le souligne avec les chants d’oiseaux comme un rappel poétique.

Tel un flambeau de connaissances à transmettre, dans la compréhension et le respect de ce fragile équilibre, c’est un monument au monde vivant dont l’homme fait partie et duquel cet équilibre dépend.

Photo Mona Godbout

Loly Darcel

Sorelloise d’origine, Loly Darcel vit et travaille à Montréal. Son travail en salle, de facture plus éphémère, diffère de ses oeuvres publiques, mais les thèmes demeurent les mêmes, c’est-à-dire les changements sensibles dans notre rapport au réel.

(1150, Chemin du Tremblay)







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