Miroirs, ronds de lumière et rideau de scène (1996-1997)
Lise Boisseau

L’oeuvre se compose de quatre panneaux d’aluminium peint à l’émail polyuréthane. Les panneaux de 3,66 m de hauteur s’étendent sur une longueur de 7,32 m ; ils sont installés à droite de l’entrée de la salle de spectacle, devant la verrière semi-circulaire dont ils épousent la courbe.

Voici comment l’artiste décrit, dans la présentation de son projet, la démarche qu’elle entend favoriser : Pour ce projet, je me suis inspiré d’éléments qui caractérisent la salle de spectacle. Le rideau de scène, lorsqu’il s’ouvre, marque la transition entre la réalité quotidienne et la réalité et la représentation. Les éclairages colorés qui tracent des ronds de lumière sur la scène, orientent notre attention sur des personnages ou des actions précises. Que l’on assiste à un concert, à une pièce de théâtre ou à toute autre manifestation artistique, le temps de la représentation est aussi un moment de rencontre avec soi-même, un miroir de notre identité.

Dans l’oeuvre proposée, le rideau de scène apparaît sous deux formes. D’abord, les 4 feuilles d’aluminium, par leur disposition à angle devant la verrière, imitent le mouvement des stores verticaux lorsqu’on les ouvre. Puis le rideau qui s’ouvre est encore évoqué par le
quadrillé noir qui est peint incliné sur les feuilles d’aluminium.

L’éclairage de scène est représenté par 3 formes ovales couchées qui s’entrecroisent. Les trois couleurs primaires de la synthèse additive (...) sont utilisés (...).

En attendant l’ouverture des portes, les spectateurs sous la marquise pourront à loisir passer la tête derrière les ovales découpés et faire miroir pour les autres. Ces découpes ovales taillées dans les feuilles de métal, évoquent le miroir grâce à leur similitude de forme et de proportion avec un miroir de maison.

Lise Boisseau a étudié à l’UQÀM où elle obtient une maîtrise en arts plastiques en 1988. De 1983 à 1985, elle étudie la calligraphie en Chine. Ses oeuvres ont fait l’objet de nombreuses expositions autant au Québec qu’aux États-Unis.
(180, boul. de Gentilly Est)
Photo Mona Godbout
Photo Mona Godbout







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