Sérénité
Louis Archambault

Béton, deux teintes, deux textures.

Cette sculpture est située à droite de l’entrée principale. Elle s’incorpore à la façade de l’édifice qui donne sur la rue Claude.
Cette oeuvre murale de béton sculpté en relief méplat, en tant que projet d’intégration à l’architecture, répond à la Politique du un pour cent du gouvernement québécois.
L’oeuvre est identifiée par une petite plaque métallique apposée sur le mur, au bas et au centre de la murale, sur laquelle sont inscrits le nom de l’artiste, le titre de l’oeuvre et la date de sa réalisation.

Cette composition murale est également d’apparence très sobre.
Elle comporte une série de formes concentriques fermées sur elles-mêmes, et donc, en soi suffisantes, qui n’excèdent en rien le cadre donné, c’est-à-dire la surface du mur. Tout est très tempéré et retenu.

Le statisme s’impose. En effet, tout comme les formes qui sont arrêtées et immobiles dans les confins de leur cadre, l’oeuvre semble également figée dans le temps.

Les formes concentriques orientent d’ailleurs le regard du spectateur vers le centre de la murale qui se présente dans sa totale neutralité, un vide aménagé au sein d’une forme. Ce vide peut être interprété comme un temps d’arrêt ou comme un moment nous permettant de créer, en chacun de nous, le vide intérieur.

Bien que la durabilité du matériau fasse peut-être mentir cette affirmation, nous oserions prétendre qu’il se dégage de l’oeuvre un caractère d’immuabilité qui permet à cette oeuvre monumentale de dégager un profond sentiment de quiétude.

Photo Mona Godbout
(1901, rue Claude)







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