Calvaire normand

Situé à l’angle du chemin de Chambly et de la rue Saint-Charles Ouest, tout près du parvis de l’église, ce calvaire normand, d’un artiste anonyme, daterait du XVe siècle. Elle serait ainsi contemporaine du départ de Charles Le Moyne, fondateur de Longueuil. Dans sa région d’origine, on appelait cette croix la croix éclairée et la légende populaire voulait qu’elle fut particulièrement propice aux agriculteurs.

Sur une plaque fixée à l’avant, à la base du calvaire, on peut lire l’inscription suivante :

calvaire normand xve siècle
offert à notre municipalité
par la commune de longueil, france
octobre 1971

Le donateur en est André Grenier, un résidant de la ville de Longueil, en Normandie, ville qui fut jumelée à son homonyme québécois alors que Paul Pratt était maire de cette municipalité.

Ce n’est cependant que le 10 octobre 1971, sous le mandat du maire Marcel Robidas, que l’inauguration officielle du calvaire normand eut lieu, sous des cieux peu cléments. La cérémonie dut en effet se dérouler à l’intérieur de la cocathédrale.

Le chanoine Gareau procéda alors à une brève cérémonie religieuse avant que les invités ne prennent la parole. Tout un aéropage de diverses personnalités françaises et québécoises exprimèrent leur plaisir à manifester ainsi les liens unissant les deux villes.

La présence de cette petite croix de pierre qui accuse visiblement le passage des ans, est éloquemment soulignée par l’enceinte de vestiges archéologiques. La figure du Christ qui se détache en bas-relief sur la pierre de la croix, est traitée naïvement dans un style typiquement médiéval. Soulignons à cet égard que les canons classiques de représentation, déterminant les proportions idéales du corps, ne sont guère respectées, car la tête est démesurée par rapport au reste du corps.

Photo Mona Godbout







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