Germinal
(Richard Klode, 1984)
Acier peint.
Environ 2 mètres.

C’est également à l’invitation de Sodip-Art et de la maison Alfred Dallaire inc. que Richard Klode, de Boucherville, réalisa cette oeuvre dans le cadre du symposium Traversée.


Comme le suggère son nom, l’oeuvre symbolise des plantes. Autour de tiges d’acier, d’immenses feuilles s’enroulent comme autant de pétales.


Cette sculpture s’incorpore particulièrement bien au paysage puisqu’elle se marie agréablement au feuillage environnant.


Le thème de la germination est également bien choisi et gagne en portée puisqu’il suggère l’émergence de la vie. En opposition au thème de la mort dans lequel baigne le paysage, l’élan vital symbolise le retour cyclique et la ténacité de la vie. La végétation n’est ici qu’un avatar de l’autre vie, celle à laquelle aspire tout croyant, la vraie vie, la vie éternelle.


Sculpture d’espérance dont la forme mi-abstraite et stylisée, de configuration moderne, met en valeur les matériaux de récupération, l’oeuvre de Klode est une note joyeuse sur un paysage de mélancolie.

Richard Klode


Le sculpteur Richard Klode, de Boucherville, est natif de la Mauricie.

Né en 1941, il fait d’abord ses études à Shawinigan-Sud et à Trois-Rivières avant de s’inscrire, en 1964, à l’âge de 23 ans, à des cours de bijouterie sous la direction de F. Vautier.

En cette même année 1964, il s’intéresse également à la marqueterie et il s’y initie aux arts appliqués.

C’est l’année suivante, en 1965-1966, qu’il entreprend des études en sculpture sous la direction d’Ivanhoé Fortier, un sculpteur de réputation internationale. Dès 1966, il s’intéresse au également dessin et c’est au Studio 5316 qu’il s’initie à cette discipline avant de se tourner, en 1967, vers la fonderie artistique.

Il poursuit ses études, en 1970, en matières plastiques et revient à ses premières amours en s’inscrivant, en 1973, à des cours de joaillerie sous l’habile direction de Madeleine Dansereau, joaillère de grand renom.

Sa carrière est illustrée par nombre de sculptures monumentales dont, en 1977, celle du Centre culturel de Ville d’Anjou, puis, en 1978, au Symposium de Terrebonne. En 1979, il en réalise une qui orne la Tour de la Bourse à Montréal et, enfin, en 1984, celle que l’on peut admirer au Complexe Rive-Sud Alfred Dallaire. On notera sa participation plus récente, en 1995-1997, à Art en direct, à Terrebonne.

Nombre de ses oeuvres appartiennent à des collections privées autant en Europe qu’en Amérique du Sud, aux États-Unis et, bien sûr, au Canada.

Service des loisirs, Ville de La Prairie
Photo Mona Godbout
(2750, boul. Marie-Victorin Est)



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