Modulation no II
Louis Archambault

Modulation no II est constituée de 32 plaques d’aluminium taillées d’après 3 gabarits distincts et assemblées par soudage.
La sculpture est peinte en blanc.
L’oeuvre se déploie à l’horizontale sur une longueur de plus de 5 mètres.
L’oeuvre a été sélectionnée par le Comité consultatif sur les beaux-arts du ministère des Travaux publics du Canada.

Le sculpteur Louis Archambault et l’oeuvre en voie de réalisation, Modulation no II, complétée et installée sur son site longueuillois en 1973.

in L’art au Québec depuis 1940

Louis Archambault

C’est Louis Archambault, raconte Guy Robert, qui pose (...) les pierres angulaires de la nouvelle sculpture au Québec, (...) soit en enseignant depuis 1940 et en travaillant dans son atelier et sur de grands chantiers. Joignant les exemples aux conseils, il gagne pour la murale et la sculpture une place dans l’architecture et il déborde du même coup les frontières québécoises. Il faut le constater, Archambault a été le principal artisan (...) du réveil de la sculpture québécoise.

De Tonnancour a bien résumé la démarche artistique de son ami :
Si l’on regarde ce petit oiseau de ses débuts en sculpture-céramique, on y sent toutes les qualités métaphoriques des grandes sculptures blanches complètement abstraites et qui sont de purs appareils à nous projeter dans l’autre monde ou à capter l’autre monde dans celui-ci.

Archambault s’explique lui-même en ces termes : Ma préoccupation principale était de prendre de l’avance sur le contexte architectural ; quand on me demandait de faire une oeuvre ou de présenter un projet, j’avais l’impression, chaque fois, de repartir du néant et d’avoir à inventer toute une écriture, et même tout un métier... Depuis 1968, je me sens en quelque sorte installé dans une sérénité que je n’avais jamais connue auparavant.

C’est cette sérénité, cette ferveur traduite par l’immaculé de l’oeuvre que l’on ressent en voyant Modulation no II. Cette pureté chromatique manifeste l’insertion du spirituel dans la rigueur toute géométrique de la composition d’où émerge l’harmonie.

Photo Patrice Archambeault
Photo Mona Godbout







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