Vers la lumière (1986)
André Turpin

Bronze grandeur nature monté sur une dalle de béton rectangulaire.
Sur une plaque encastrée dans le béton est inscrit :
Traversée du monde
André Turpin

C’est à l’occasion du conventum de l’Institut Nazareth et Louis-Braille, marquant le 125e anniversaire de la scolarisation des élèves handicapés visuels au Canada, que fut dévoilée l’oeuvre du sculpteur québécois André Turpin, Vers la lumière. Étaient alors présents Jacques Finet, maire de Longueuil, et les députés Christiane Pelchat et Claude Filion.

Cet institut avait été fondé en 1953 par les Clercs de Saint-Viateur pour scolariser les garçons handicapés visuels. À Longueuil, c’est en 1959 que cet institut s’établit dans les locaux de l’ancien orphelinat La maison familiale Saint-Joseph, sur la rue Beauregard.

Quand l’institut vendit son immeuble, en 1987, et alla prendre possession de ses nouveaux locaux à la Place Charles-Le Moyne, on déménagea bien sûr l’oeuvre de Turpin. Et c’est maintenant près de la station de métro qu’on peut admirer cette oeuvre évocatrice qui fut rebaptisée Traversée du monde, titre on ne peut plus approprié dans cet environnement achalandé où la situation du couple de non-voyants prend alors une dimension encore plus tragique.

André Turpin est un Québécois d’origine qui étudia d’abord à l’École des beaux-arts de Montréal et à l’École des arts appliqués avant d’aller se perfectionner, en 1966 et 1967, à l’Académie Julian, à Paris. Dès son retour, il se lance dans l’expérimentation de la céramique avec Robert Champagne, à Montréal.

Depuis ses premières expositions au début des années 1960, il n’a cessé de se faire connaître au Canada et en Europe. Son oeuvre Traversée du monde illustre avec justesse son désir d’exploration des grands thèmes humains.

Photo Mona Godbout







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