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(Jacques Carpentier, 1984)
Acier peint en rouge et en bleu.
6,70 x 0,91 x 0,60 m
À la base, l’inscription est en relief sur le métal et se lit :1984 J. CARPENTIER.

C’est à l’été 1984 que Sodip-Art et la maison Alfred Dallaire inc. organisaient le symposium de sculpture Traversée. La maison Dallaire, un des plus importants entrepreneurs de pompes funèbres au Québec, mettait alors à la disposition des cinq sculpteurs participants son vaste terrain près du fleuve, de même que sa machinerie.

Jacques Carpentier choisit d’y ériger cette oeuvre monumentale réalisée avec des matériaux de récupération. Les deux tuyaux peints en rouge symbolisent l’homme, par leur verticalité, et la vie, par le rouge du sang qui circule dans les artères. Le bleu, bien dans la note traditionnelle, n’est pas sans rappeler le bleu du ciel dont s’abreuve notre héritage chrétien.

La verticalité de l’oeuvre rappelle également la quête spirituelle de l’homme, propos fort bien choisi dans le contexte du complexe funéraire où dorment les trépassés. L’oeuvre prend alors figure de stèle, d’obélisque, bref de memento, qui ponctue la monotonie du paysage.

(2750, boul. Marie-Victorin Est)
Jacques Carpentier

Né en France en 1945, Jacques Carpentier vit et travaille maintenant à Montréal où il enseigne d’ailleurs les arts plastiques au cégep du Vieux-Montréal.


D’une formation bien étoffée autant sur le plan académique que technique, il étudia en construction métallique en France en 1964 avant d’obtenir une maîtrise en arts plastiques à l’UQÀM en 1989. Il compléta sa formation technique par des cours en soudure, en bijouterie et en fibre de verre.
Mais déjà, en 1982, ses oeuvres retiennent l’attention. Il reçoit alors le premier prix, dans la catégorie des moyens formats, du Conseil de la sculpture du Québec, dans le cadre de l’exposition Confrontation 82.


Carpentier prend part à d’autres expositions mises sur pied par le même organisme, dont Québec en 3D, une exposition itinérante présentée en France, en 1986-1987, et qui fit ensuite l’objet d’une vaste tournée au Québec l’année suivante. Il prit part également au projet collectif Sculpture : Séduction 90, qui visait à implanter un parcours permanent de sculptures de grand format dans les différents villes de la communauté urbaine de Montréal. Carpentier créa alors une sculpture environnementale, intitulée Communion, qui est installée au Parc des Rapides, à LaSalle.


À tort ou à raison, dit-il, on peut mettre en relation l’enchevêtrement alterné des tuyaux et celui des faits humains, les interrelations, l’interdépendance des êtres, des collectivités. Certains y verront peut-être une allusion aux différents réseaux que forment le tissu urbain.

Les oeuvres de Carpentier, commentées dans de nombreuses revues d’art, font partie de collections en France et au Québec.

Photo Mona Godbout







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