Maison du
415-417, rue Longueuil

 

 

 

Date de construction

 

1870

     

 

Ancienne adresse

 

157-159, rue Longueuil

     

 

Cadastre

 

200-7 (village) ?

     

 

Historique  


Chaîne des occupants:

9 Longueuil:
1879-80: Brais Antoine, laborer, Lefevre F. X. policeman
1881-82: Brais Antoine, jun., laborer
1896-97: King H. M.
1902: Kirkpatrick F. R., foreman
1904-05: Dark Melville, com traveller
1905-06: Curran Jos, clerk
1909-10: Foucher C. E., brass finisher
1910-11: Municipal Market, Charles Foucher, market clerk and chief of police
1921-22: Lamarre Ernest A., painter

157-159 2e rue:
1922-23: (157) Williams F. R., salesman (159) Lamarre Ern. A. painter

 

 

Architecture  
 


415-7, Longueuil

Les maisons jumelées du 415 et du 417, rue Longueuil nous donnent à voir un exemple commun de l’architecture domestique urbaine de la fin du 19e siècle. Essentiellement inspirée de la volumétrie et des principes généraux de l’architecture vernaculaire québécoise, ce bâtiment exploite des techniques de construction ayant été éprouvées tout au long du 19e siècle. Cela lui permet d’intégrer facilement des éléments divers qui proviennent des courants victoriens à la mode. Durant cette période où l’éclectisme est de mise, plusieurs styles architecturaux différents voient le jour. C’est notamment le cas du style Second Empire dont on peut observer les attributs ici. // Le style Second Empire naît en France au cours du 19e siècle et se répand vite en Amérique, autant au Québec qu’en Nouvelle-Angleterre. Tel qu’on peut le voir sur la maison à l’étude, ce style se caractérise principalement par son toit Mansart à deux versants qui permet d’utiliser les combles de la toiture de façon plus large. La partie inférieure de ce toit «brisé» est à pente raide et se nomme le brisis, tandis que la partie supérieure possède une pente douce et se nomme le terrasson. Quoique celui-ci ne soit pas d’origine, le revêtement de bardeaux de la toiture constitue une pratique très populaire pendant la période victorienne. // Dans un autre ordre d’idées, il est intéressant de remarquer que les fondations de la maison sont bâties à l’aide de pierres des champs non équarries et noyées dans le mortier. Ceci correspond à une technique très ancienne et témoigne de la persistance des mœurs à travers les époques. Pour ce qui est du revêtement mural en brique rouge, il relève d’une technique dont le développement de l’industrie est contemporain à la construction de la maison. // En ce qui concerne les différents détails que l’on aperçoit sur les maisons du 415 et du 417, rue Longueuil, on note d’abord la galerie couverte à balustrade, dont le toit à pente douce est soutenu grâce à de colonnes carrées. Ces dernières sont couronnées d’un petit chapiteau néoclassique aux lignes épurées et sont munies de délicates consoles ouvragées. Ces éléments témoignent de l’influence du goût victorien et plus précisément, de l’esthétique du pittoresque. Une autre influence dominante dans le décor de cette double résidence provient du style néoclassique. La symétrie dans la disposition des ouvertures, tout comme la présence de deux lucarnes à fronton décoré d’une pièce menuisée et appliquée sont autant d’éléments d’inspiration néoclassique. Il en va de même pour les impostes vitrées qui se trouvent au-dessus des portes, ainsi que les linteaux massifs qui dominent les portes et fenêtres du rez-de-chaussée.

Caractéristiques :

-maisons jumelées, volumétrie = architecture vernaculaire québécoise, techniques de construction éprouvées durant tout le 19e siècle auxquelles on ajoute la mode second empire
-maison de style second empire, influence française, mode répandue en Amérique, fin 19e siècle
-toit Mansart à deux versants : permet d’utiliser les combles de la toiture de façon plus large
brisis droit à pente raide + terrasson à pente douce
-couverture de toit en bardeaux
-fondation en pierres des champs non équarries et mortier
-revêtement de brique
-symétrie dans la disposition des ouvertures (néoclassique)
-galerie couverte à balustrade, toit de galerie à pente douce = influence victorienne pittoresque
-poteaux de galerie = colonnes carrées à petit chapiteau néoclassique épuré
munies de consoles délicates ouvragées : détail victorien pittoresque
-portes rapprochées
-impostes vitrées aux portes
-linteaux massifs (poutres laissées apparentes) aux portes et aux fenêtres
-2 lucarnes à fronton néoclassique avec pièce menuisée appliquée
-fenêtres à grands carreaux

 

 

Chaîne de titre  


Autres documents : CIHB, la fiche PLURAM et la fiche d’évaluation du bâtiment.

 

 

 

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