Maison du
320, rue Longueuil

 

 

 

Date de construction

 

vers 1832

     

 

Ancienne adresse

 

112, rue Longueuil

     

 

Cadastre

 

229 (Village)

     

 

Historique  


Maison construite vers 1832 qui autrefois comprenait 2 logements portant les numéros civiques 110 et 112. Des rénovations faites en 1975 lui donnèrent l’aspect qu’elle présente aujourd’hui. On y retrouve à l’étage, quelques rares éléments anciens, soit deux murs et une porte donnant accès à une chambre à coucher faits de petites planches et deux poutres qui pourraient être d’époques.

 

 

Architecture  
 


320, Longueuil

Datant du milieu du XIXe siècle, la maison située au 320, rue Longueuil à l’angle de la rue Saint-Jean illustre une période de transition dans l’architecture traditionnelle québécoise. Intégrant à la fois des caractéristiques typiques de la maison vernaculaire, dite «québécoise», très courante au XIXe siècle, cette maison se distingue aussi par des formes architecturales issues du style colonial ayant eu cours au XVIIIe siècle, sous le Régime français. À ce sujet, notons que la maison du 320, Longueuil donne à voir une volumétrie typique du XVIIIe siècle, c’est-à-dire un plan plutôt carré sur lequel s’érigent des murs qui demeurent relativement bas. En ce qui a trait au toit à pignon, la pente moyenne de ses deux versants droits témoigne d’une pratique propre au XIXe siècle, alors que l’absence de larmier relève plutôt du style colonial. Son revêtement en feuilles d’acier peint nous présente une méthode de couverture encore utilisée, il s’agit de la tôle à baguette triangulaire. Il est intéressant de remarquer l’utilisation de grosses pierres des champs non-équarries pour la constitution du mur de façade qui est appliqué devant la structure de bois. Reprenant l’effet de maçonnerie rustique, une imposante cheminée de pierre s’élève dans l’axe faîtier, à l’extérieur du mur-pignon situé à l’ouest. Sobrement dégagée du sol par un solage légèrement surhaussé, la maison arbore un perron-galerie couvert d’un toit à pente douce. Suivant l’influence du style pittoresque anglais, les balcon couverts commencèrent à apparaître au Québec à partir du XIXe siècle. En addition à ceci, on observe aussi dans cette maison une disposition symétrique des ouvertures et des lucarnes qui découle de l’introduction du style néoclassique dans l’architecture domestique québécoise dès le XIXe siècle. Ainsi, on note sur le toit de la galerie la présence d’un fronton-pignon géométrique qui a pour effet de couronner le portique d’entrée. De plus, la porte d’accès au bâtiment renchérit cette esthétique néoclassique grâce à ses baies latérales vitrées. Puis, il y a les deux lucarnes à pignon, dont le petit toit à deux versants droits à pente douce fait une légère saillie. Enfin, précisons que les fenêtres reprennent littéralement le style des fenêtres des maisons du Régime français par leur forme modeste : elles possèdent deux battants et sont surmontées d’un simple linteau droit, alors que les carreaux vitrées sont enchâssés dans une structure de meneaux et de croisillons.

Caractéristiques

-porteuse d’une tradition ancienne du 18e (Régime français-style colonial français) au niveau des formes
-intégration des caractéristiques de la maison dite «québécoise» (19e)
-illustre la transition entre la maison coloniale française du 18e et la maison vernaculaire québécoise courante au 19e
-carré plutôt bas (hauteur des murs) : 18e, forme générale se rapprochant du carré (18e), proportions horizontales (18e et 19e)
-disposition/composition symétrique des ouvertures et des lucarnes (influence néoclassique, 19e)
-toit à pignon, en pente moyenne (19e), à versants droits, sans larmier (18e), en acier en feuille peint selon la méthode de couverture en tôle à baguette triangulaire
-cheminée carrée située dans l’axe faîtier, à l’extérieur du mur de pignon
-fenêtres à linteaux droits à deux battants, avec meneaux et croisillons formant des carreaux (18e)
-mur de façade = de pierre, en moellons non–équarris, grosses pierres des champs (18e et 1ère moitié 19e) ajout devant la structure de bois (voir photo 3)
-murs latéraux et arrière = planches de bois horizontales se chevauchant (19e)
-lucarnes à pignon, à toit à deux versants droits en pente douce, avec légère saillie de ce toit
-perron-galerie (influence du style pittoresque anglais, 19e), toit de galerie à pente douce, avec fronton-pignon vis-à-vis de la porte d’entrée, l’encadrant aussi par deux poteaux de galerie semblant supporté ce fronton (influence néoclassique, 19e)
-solage qui surhausse/dégage légèrement le carré du sol (19e)
-porte de style néoclassique avec baies latérales vitrées (19e)

 

 

Chaîne de titre  


Chaîne de titre :

1. Vente par Jacques Pettigrew à Guy Dubuc & Carmen Galarneau
13 mai 1980, no 3458 no. enr. 553619
A. Lassonde

Description :
Emplacement ayant front sur rue Longueuil, connu sous lot no 229, bornée vers le nord-est par lot 228 et une partie du lot 229 vers le sud-est, par une partie du lot 230 vers le sud-ouest, par l’avenue St-Jean et vers nord-ouest par rue Longueuil.

2. Certificat de recherches (lot no 229)

no 515996
Vente, 19 octobre 1978, par Roland Morin à Jacques Pettigrew
J. Bousquet, notaire

no 544900
Hypothèque, 6 décembre 1979, par Jacques Pettigrew à la Caisse Populaire St-Pierre Apôtre de Longueuil.
J. Bousquet, notaire

No 552482
Hypothèque, 29 avril 1980, par Guy Dubuc et Carmen Galarneau à « Les prévoyants du Canada »
P. Hardy, notaire

No 552619
Vente, 13 mai 1980, par Jacques Pettigrew à Guy Dubuc et Carmen Galarneau.
A. Lassonde, notaire

3. Vente par Roland Morin à Jacques Pettigrew, 19 octobre 1979, no 7615, no enr. 515996
J.Bousquet, notaire

4. Vente par Antoinette DesRochers à Alice Lavigne, 27 octobre 1945, no 3544, no enr. 93511
A. Giroux, notaire

5. Vente par Lucia DesRochers à Antoinette DesRochers, 11 octobre 1944, no 1693, no enr. 90281
R.McCutcheon, notaire

6. Vente par J. Émilie E. Blanchette à Lucia DesRochers et Antoinette DesRochers, 27 février 1939, no 19778, no enr. 80178
Brais, notaire

7. Vente par Laurent Provost à J.Émile E. Blanchette, 27 février 1939, no 13859, no enr. 80172
Dupras, notaire

8. Vente par Isabelle Lacroix à Laurent Provost, 22 février 1939, no 13856, no enr. 80159
Dupras, notaire

9. Donation entrevifs par Virginie Geoffrion, épouse Léon Bruneau à Laurent Provost
20 mai 1931, no 11710, no enr. 71480
Dupras, notaire

10. Vente par succession Léopold Lacroix à Isabelle Lacroix. 16 juillet 1930, no 1478, no enr. 70548
J. Hébert, notaire

11. Vente par F.X. Migneron à T.L Lacroix, 28 septembre 1896, no 311
M. Dagenais, notaire

12. Dation en paiement par Toussaint Trudeau à François-Xavier Migneron, 10 avril 1896, no 2390, no enr. 25981
Brunet, notaire

Autres documents : Fiche évaluation du bâtiment, fiche du Patrimoine du Vieux-Longueuil, article d’un journal (par Louise Benoit) sur le 320 rue Longueuil.

 

 

 

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