Maison du

111, rue Saint-Laurent Ouest

 

 

 

Date de construction

 

1864

     

 

Ancienne adresse

 

49 / 45 rue Saint-Laurent Ouest

     

 

Cadastre

 

284-1 (village)

     

 

Historique  


Chaîne des occupants :
45 Saint-Laurent ouest :

1874-75 : Hébert Wilfred, driver

1879-80 : Achain Ant.

1882-83 : Achain Ant.
Lalumière Eusèbe

1884-85 : Achain Ant.
Lalumière Eusèbe
Poirier Octave, butcher

1886-87 : Brault Alexandre, notary

1888 : Chagnon M. J. E. advocate

1890 : Benoit Auguste, butcher

1892 : Dubuc Louis

1895 : Binge Yvan, bookkeeper

1896-97 : Trudeau Mrs. O., wid Moïse

1898-99 : Lamarre Jos., advocate

1902 : Dubuc Joseph


49 6e rue :

1922-23 : Dubuc Jos

1928-29 : Dubuc Jos
Dubuc Geo

Plan :
Photocopie d’un plan de Michel Sicé, a-g sans date, lot 284-1

 

 

Architecture  
 


111, Saint-Laurent Ouest

La petite et charmante maison du 111, rue Saint-Laurent Ouest constitue un exemple parfait de la maison vernaculaire québécoise typique du 19e siècle. Très en vogue dès le début de ce siècle, ce type d’architecture domestique se caractérise principalement par un toit en pignon à pente moyenne, dont les deux versants se déploient au-delà de la ligne du mur. Formant ainsi ce que l’on appelle un avant-toit courbé, ou encore un égout retroussé, cette continuation du toit couvre la galerie tout en ayant pour fonction première de permettre un égouttement éloigné des murs des eaux de pluies et de la neige. De plus, on remarque dans la maison à l’étude que les longs larmiers possèdent une fermeture d’avant-toit. // Les origines formelles de la maison vernaculaire québécoise sont constituées à la fois d’un mélange d’architecture française et britannique, tout en intégrant des nouvelles techniques qui relèvent d’une adaptation au milieu québécois. Comme nous l’avons vu avec l’avant-toit courbé, ces innovations consistaient essentiellement à garantir une meilleure résistance aux particularités du climat d’ici. Dans le même ordre d’idées, la maison vernaculaire québécoise procède généralement à un dégagement du carré du sol par le solage qui est surhaussé. // Quoique la maison vernaculaire québécoise s’inspire directement de l’architecture du Régime français pour sa volumétrie, elle emprunte aussi divers éléments architecturaux qui sont à la mode en Angleterre à cette époque. Tout d’abord, la présence d’une galerie couverte en façade agit en soi comme un prolongement de l’habitation vers l’extérieur. Ceci correspond à la mentalité de villégiature et de valorisation de la nature qui est associée au mouvement d’architecture pittoresque. Autre courant d’architecture populaire en Angleterre, le renouveau historique classique proposaient l’utilisation du vocabulaire de l’Antiquité gréco-romaine. On remarque ici l’impact de ce goût néoclassique au niveau de la symétrie dans la disposition des ouvertures. Il en va de même pour la corniche de la porte d’entrée qui est ornementée de denticules, ainsi que pour les fenêtres qui sont toutes surmontées de linteaux droits et massifs. // Finalement, la maison du 111, rue Saint-Laurent Ouest possède des caractéristiques architecturales typiquement québécoises et communes au 19e siècle ; à commencer par la couverture de son toit qui est en tôle à baguette triangulaire. Aussi, son revêtement mural de brique rouge commune illustre la popularité de ce matériau au faible coût de production. Enfin, on note la présence de deux lucarnes à pignon, ainsi que de deux cheminées qui dominent chacun des murs de pignon. Caractéristiques :

-maison vernaculaire québécoise de la 1e moitié du 19e siècle, très en vogue dès le début du siècle
-dégagement du carré du sol (surhaussé) par le solage
-toit à pignon, à deux versants à pente moyenne
-couverture du toit en tôle à baguette triangulaire
-larmier long couvre la galerie, aussi avant-toit courbé ou égout retroussé (avec fermeture d’avant-toit) : permet un égouttement éloigné des murs des eaux de pluies et de la neige
-galerie couverte en façade
-balustrade très ordinaire (rénovée, aluminium)
-revêtement de brique rouge commune
-symétrie dans la disposition des ouvertures
-fenêtres à linteaux droits massifs (à toutes les fenêtres), à battants
-deux lucarnes à pignon, dont les deux versants du toit font un retour
-porte d’entrée : corniche à denticules
-deux cheminées aux murs de pignon

 

 

Chaîne de titre  


45 Saint-Laurent :
1. Certificats de recherches (lot 284-1)
13 nov 1967

-bb 11, no 61511
Certificat du percepteur, 11 avril 1918, succ : feue Marie Alphonsine Alquine

-b 110, no 61512
Donation, 22 fév 1924, par Joseph Dubuc à George A. Dubuc
Dupras, notaire

-dépôt 312, no 164335
Certificat du percepteur, 4 mars 1957, succ : Georges Dubuc

-dépôt 312, no 164336
Testament 3 mars 1955, par Georges Dubuc
A. Senay, notaire

-dépôt 312, no 164337
Décès 19 oct 1956, par France Dubuc in re : feu Georges Dubuc
A.Senay, notaire

-dépôt 936, no 289058
Prêt 22 sept 1967, par la Caisse populaire de Longueuil à Louise Dubuc
R. Lamarre, notaire


Autre doc : -CIHB
-Fiche évaluation du bâtiment
-Rapport pour la commission du patrimoine du Vieux-Longueuil



 

 

 

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