Saint-Pie X

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La vie religieuse
Les écoles
Les activités sociales

L'activité économique

 

LA VIE RELIGIEUSE

Cette paroisse, qui s'étend de la rue Gentilly, au nord, au boulevard Curé-Poirier, au sud, et du chemin de Chambly, à l'ouest, jusqu'au boulevard Roland-Therrien, à l'est, fut constituée en desserte le 16 mars 1954. Elle fut ainsi baptisée en souvenir de Pie X qui fut béatifié cette année-là. Elle obtint son érection canonique le 17 janvier 1966. L'église, située au coin des rues Lamarre et Lavallée, fut bénie le 20 août 1954 par Mgr Coderre. Elle fut construite avec trois baraques de l'armée payées 4 550 $, mais, une fois aménagée par Arsène Raymond, ce coût grimpa à 74 441 $. La dette fut acquittée en août 1968 et l'église rénovée à l'été 1969. La paroisse fut confiée à l'abbé Georges Granger, de son origine jusqu'au 30 août 1968. M. Granger était un ancien vicaire de Saint-Charles-Borromée. Jean Audette lui succéda jusqu'en 1980. Différents prêtres contribuèrent aussi au développement de la paroisse : Philippe Martin, Bernard Letellier, Camille Lefebvre et Gaston Lamarche.

Différents syndics s'impliquèrent aussi dans l'administration de la paroisse entre 1954 et 1966 : Adrien Ménard, Médio Tremblay, Vianney Brouillette, Victor Perreault, Paul Beaudry, Alphée St-Pierre, Eugène Joanisse, Rosaire Blain, Donat Ouellet, Wilfrid Cormier, Roger Cantin, Robert Bourassa, Jan Pardiak, Gratien Côté, Anatole Gionet et Maurice Desmarais.

 

L'église de Saint-Pie X au début de la paroisse. Collection de la paroisse Saint-Pie X.

Vue aérienne de l'Externat classique et du domaine Bellerive. Collection des Pères Franciscains de Rosemont.

 

L'Externat classique, devenu le Cégep Édouard-Montpetit. Collection des Pères Franciscains de Rosemont.

 

La toute première génération des étudiants de l'Externat classique vient s'établir dans les nouveaux locaux, abandonnant ainsi l'église Saint-Jean-Vianney. Collection de Pierre Laverdure


LES ÉCOLES

Comme nous l'indiquions plus tôt, le déménagement de l'Externat sur le chemin de Chambly se fit le 13 septembre 1951. Le bâtiment, de 450 pieds de largeur et de 60 pieds de profondeur, béni par Mgr Coderre le 2 novembre 1952, était composé de deux ailes, regroupant 10 classes, reliées par une grande chapelle conçue selon les plans de l'architecte Roger Chalifoux. Au début des années 60, l'Externat engageait une trentaine de professeurs dont le tiers était constitué de laïcs. On avait songé à appeler ce collège " Externat classique Mgr Forget ", mais celui-ci s'y opposa. Il invoqua qu'un nouveau diocèse allait probablement voir le jour bientôt et qu'il allait s'appeler Longueuil. C'est ainsi que cet externat, pourtant situé à Jacques-Cartier, s'appela du nom de la ville voisine. Une autre anecdote veut que le maire de Longueuil, Paul Pratt, qui était le syndic des Franciscains, fit valoir toutes les vertus du nom de Longueuil; un Franciscain, faisant un calembour, lui aurait répondu : " Si vous avez si long oeil, vous vous rendriez compte que l'Externat est situé à Ville Jacques-Cartier. "

Le collège possédait un camp d'été à Saint-Calixte, nommé Domaine du Rosaire. Il disposait aussi d'une caisse populaire, d'un journal local, " Antennes ", et d'une salle de cinéma dans laquelle on projetait, pour les jeunes de Jacques-Cartier et des environs, des films très populaires, les samedis et dimanches. La projection de ces films se faisait dans un cadre idéologique très précis, qui devait correspondre aux valeurs chrétiennes. Il en coûtait 15 $ par mois aux étudiants admis pour y faire leurs études. Les cours avaient lieu de 9h à 11h et de 14h à 16h. Il n'y en avait cependant pas les mercredis et samedis après-midi de même que les dimanches.
Les premiers étudiants de Jacques-Cartier qui fréquentèrent l'Externat classique furent :

Paroisse Saint-Jean-Vianney : Armand Côté, Jacques Laperrière, Roger Caouette, Marcel Boucher, Maurice Camaraire et Pierre Lefebvre.
Paroisse Saint-Cahrles-Borromée : Robert Chrétien, Roger Joanisse, Laurent Lefrançois et Guy Paquin. Pierre Vallières, qui demeurait au 191 Saint-Thomas, fut admis en 1951; il rafla tous les honneurs et se vit octroyer le prix d'excellence en juin 1952, se classant premier dans presque toutes les matières. En 1958, 41 étudiants de Jacques-Cartier fréquentaient l'établissement.
Paroisse Sacré-Coeur : André Bibeau, Louis Dussault, Yvon Morency et Jean Wilbrod.

Le pavillon Le Caron ajouta 17 classes, un gymnase, une bibliothèque et un amphithéâtre. Il fut construit, en 1965, par la compagnie Oméga selon les plans de la firme Larose, Laliberté et Petrucci. En septembre 1967, suite au rapport Parent, l'Externat classique se convertit en collège public et devint le Cégep Édouard-Montpetit.

* * *

La première école de ce secteur, Saint-Charles, était une école de filles. Construite en 1926 au coût de 10 000 $, elle disposait d'un balcon au-dessus de l'entrée principale. Un moulin à vent fut même installé sur son toit pour y pomper l'eau! Avant la construction de l'église Saint-Charles-Borromée, en 1942, les gens assistaient à la messe dans cet édifice. De 1931 à 1957, la direction fut confiée aux Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie. Parmi les directrices, mentionnons, par ordre chronologique, les soeurs Maire-Zélie, Marie-Sigebert, Jeanne-Éléonore, Marie-Laurette, Paul-de-Saint-François, Claire-des-Anges, Jean-Eudes, Marie-Azarias et Paul-Arthur.

Le yacht de Thomas Timmons avec sa roue de Cadillac, le presbytère à sa droite et la grange Lamarre en face. Il était fréquent de voir inscrit de la publicité sur les panneaux de ces granges. Collection de Thomas Tiimmons.
La famille de Tony Mastrojoseph entourée de la maison et de la grange à gauche et les fameuses serres à droite, à l'emplacement de l'actuel Chalet Suisse, à côté du Cégep Édouard-Montpetit. Collection de Réal Mastrojoseph.



Les soeurs enseignantes furent particulièrement nombreuses :

Marie-Hervé, Marguerite-Lucie, Paule-Emélina, Martine-Marie, Charles-Omer, Lucienne-Aline, Marie-Auguste, Eliane-Marie, Hélène-Florida, Oscar-Marie, Marie-Léonida, Laurent-du-Sauveur, Philippe-des-Anges, Madeleine-Marguerite, Thérèse-Maria, Paul-Eugène, Marie-de-Sainte-Marthe, Marie-Fernand, Magloire-des-Anges et Hector-Marie.

Cette école de cinq classes, située au 1897 chemin de Chambly, coin Curé-Poirier, devint en 1957 l'école des garçons, Jacques-de-Sainte-Hélène. Comme partout dans Jacques-Cartier, le manque d'espace était alors flagrant. Au début de l'année scolaire, il arrivait que certains étudiants n'aient ni chaise, ni pupitre. Il fallait donc jouer à la chaise musicale jusqu'à ce que l'on remédie à la situation. Cela pouvait prendre jusqu'à un mois. L'édifice devint, au milieu des années 60, un centre administratif et fut détruit en 1974. Les Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie enseignèrent, de 1957 à 1959, à l'école Jeanne-Dufresnoy, sur la rue Wolfe, au coin du chemin de Chambly. Les soeurs Magloire-des-Anges, Pierre-Henri et Marie-Emma y enseignèrent sous la direction de soeur Gertrude-de-l'Eucharistie. Les anglophones y envoyaient leurs enfants de la première à la septième année dans la section qui s'appelait alors Saint-Mary's. Ils furent ultérieurement transférés dans l'édifice de l'école Jean-de-Brébeuf. L'édifice appartient aujourd'hui à la Ville de Longueuil et se nomme le Centre Jeanne-Dufresnoy.

En 1958, on construisit l'école Carillon, au 1830 Laurier. Elle comprenait 14 classes et coûta 207 810 $. Une partie de l'école servait au High School des anglophones de la ville. Il y avait aussi l'école Saint-Pie X au 388 Lamarre, aujourd'hui devenu le CLSC de Longueuil-Est, qui accueillait les filles de la paroisse. L'école fut bénie le 28 juin 1959. Les Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie y enseignèrent, de 1959 à 1972, sous la direction de Gertrude-Yvonne, Marie-Marthe, Louis-Oscar et Marie-Anne Dugré. Parmi les enseignantes, soulignons les soeurs :

Magloire-des-Anges, Paul-Henri, Marie-Emma, Antoinette-du-Sauveur, François-de-Sales, Denise-Lucille, Antoinette-du-Rosaire, Jean-Marie, Madeleine-de-Pazzi, François-de-Laval, Elie-du-Carmel, Marie-Dominique, Thérèse-du-Rédempteur, Marie-Henri, Éveline-Marie, Jean-Bernard, Hélène-de-la-Croix (Marguerite Côté), Bernadette Sylvain et Pierrette Dubuc.

LES ACTIVITÉS SOCIALES

Une organisation des loisirs de la paroisse fut mise sur pied le 6 juin 1962. L'exécutif se composait comme suit :

Président : Anatole Gionet
Vice-Présidente : Mme Fridolin Beaudoin
Vice-président : Maurice Desmarais
Secrétaire-trésorier : F. Gagné
Publiciste : Thérèse Pardiak

Un groupe réputé de majorettes, " Les Sentinelles ", fut fondé en septembre 1965 par Marcel Houle. Le groupe pratiquait à l'école Carillo ou à Jean-de-Brébeuf et figurait à de nombreuses compétitions.

C'est avec grande fierté que Saint-Pie X obtint sa piscine en 1959, derrière le centre d'achats. Malheureusement, un conflit juridique vint rapidement interrompre son utilisation jusqu'au milieu des années 60. En 1965, le parc Carillon obtint deux courts de tennis, un terrain de baseball, un terrain de jeux et un chalet. Une boîte à chanson, " Le Chalutier ", y fut aussi installée.

L'ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE

La population du secteur pouvait s'enorgueillir de posséder un des centres d'achats les plus modernes du Québec, sur le chemin de Chambly. La première pelletée de terre eut lieu le 20 octobre 1956 et l'ouverture officielle se fit le 29 avril 1957. Ce centre d'achat, fierté de tout Jacques-Cartier, sonna l'alarme chez sa voisine Longueuil où des hommes d'affaires commencèrent à témoigner d'une certaine impatience devant le développement trop lent de l'infrastructure économique de cette ville.

D'autres petits commerces, sur le côté est du chemin de Chambly, offraient un choix intéressant. Parmi eux, le fleuriste " Tony " Mastrojoseph possédait quatre serres, à proximité de l'actuel Cégep Édouard-Montpetit, et sa maison était directement située sur l'actuel emplacement du " Chalet Suisse ".

Malgré sa faible superficie, Saint-Pie X marqua l'histoire de Ville Jacques-Cartier comme étant une des plus innovatrices : premier collège classique et cégep, premier grand centre d'achats d'envergure et première piscine publique.

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