C'était hier...

Michel Pratt est président de la
Société historique et culturelle du Marigot

 

 


L’ordre de Jacques Cartier ou la Patente

 
Logo de l’Ordre de Jacques-Cartier

La Patente ou l'ordre de Jacques-Cartier constituait l'une des organisations les plus influentes du Québec tant au plan politique que social dans les années 1950. Il s'agissait d'une organisation ultra-secrète, ultra-nationaliste, conservatrice et de type franc-maçonnique fondée à Hull, en 1926, pour promouvoir l'avancement des Canadiens-français dans les postes de direction. Dans la Cité de Jacques-Cartier, à la fin des années 1950 et au début des années 1960, ce groupe était associé à l'équipe du maire Joseph-Louis Chamberland et possédait l'appui tacite du clergé catholique, notamment du curé Adrien Gamache.

À Longueuil, le noyau se concentrait autour du gérant de la ville, Paul Gagnon. Mais ce fut sans aucun doute Marcel Robidas, futur maire du Vieux-Longueuil qui fut le plus influent puisqu'il fut Grand commandeur de l'Ordre. Les gens qui adhéraient à l'Ordre faisaient le serment de ne jamais divulguer son existence; c'est pourquoi, malgré sa dissoulution en 1965, la plupart de ses membres gardèrent le secret de leur appartenance à ce groupe si longtemps. Marcel Robidas écrivait à propos de l'ordre de Jacques-Cartier : " Il existe évidemment l'Ordre qui se doit de grouper toutes les forces de la nation. C'est en quelque sorte le cerveau qui conduit. Pour conduire en toute sécurité et probité, l'Ordre se doit de rester dans l'ombre. Il groupe un noyau; ce noyau est le seul espoir, dont parlait le chanoine Groulx sur lequel nous pouvons espérer faire face à l'assimilation américaine. "

Retour au chroniques